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Victime d’une pyramide de Ponzi : quand tout s’écroule…

Nov 2, 2022 | Actu

Des intérêts imposables… même en cas d’escroquerie ?

Un couple a conclu plusieurs contrats de prêt participatif avec une société publicitaire. En contrepartie, il a perçu des intérêts soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

Suite à une enquête pénale, une escroquerie de type « pyramide de Ponzi » est mise à jour : en réalité, le gérant de la société publicitaire utilisait les fonds prêtés par une partie des investisseurs pour rémunérer et rembourser les prêts consentis par d’autres.

En conséquent, le couple saisit l’administration fiscale pour demander le remboursement d’une partie des sommes versées au titre de l’imposition sur le revenu puisque, selon lui, au vu des circonstances, les sommes imposées ne doivent pas être qualifiées de « rémunérations » (soumises à l’impôt) mais de « remboursements de prêts » (non soumis à l’impôt).

Sauf que l’administration conteste : les contrats de prêt participatif sont indépendants les uns des autres et ont donné lieu à l’édition de plusieurs documents indiquant soit la date de remboursement du capital emprunté, soit les paiements des intérêts dus en rémunération des prêts.

Et le capital a été intégralement remboursé ainsi que les intérêts échus, avant la découverte de l’escroquerie !

Au vu de ces éléments, le juge donne raison à l’administration et rejette la demande du couple. Les sommes en cause restent donc bel et bien imposables !

Source : Arrêt du Conseil d’État du 18 octobre 2022, n° 461703

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