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Artistes-auteurs en BNC : bientôt une échéance pour la modulation
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Transport de chevaux par un agriculteur = chronotachygraphe ?
La réglementation impose, par principe, que les conducteurs routiers soient équipés d’un chronotachygraphe (que l’on appelle dans le langage commun « un disque »). Mais des dérogations sont admises. Exemple concret.
Transports de chevaux à titre accessoire : le « disque » n’est pas obligatoire !
Pour mémoire, la réglementation européenne oblige les conducteurs routiers à s’équiper d’un chronotachygraphe (ce que l’on appelle communément « un disque ») afin que puissent être contrôlés leurs temps de conduite et de repos. Toutefois, dans certaines situations, des dérogations sont admises.
C’est précisément au sujet de ces exceptions que le Gouvernement vient d’être interrogé.
Il lui a été soumis le cas d’un agriculteur exerçant, à titre accessoire, une activité d’éleveur équin et possédant un petit élevage de chevaux trotteurs, ainsi qu’un centre d’entraînement aux courses et conduisant, sur le réseau autoroutier, un attelage composé d’un poids lourd de 3,5 tonnes et d’un van où sont transportés des chevaux. Ce professionnel doit-il s’équiper d’un chronotachygraphe ?
« Non ! », répond le Gouvernement, sous réserve du respect de certaines conditions.
Il rappelle tout d’abord le principe : la réglementation européenne relative aux temps de conduite et de repos des conducteurs routiers s’applique à tout transport sur le réseau routier ouvert au public au moyen d’un véhicule ou d’un ensemble de véhicules dont la masse maximale dépasse 3,5 tonnes. Ces véhicules doivent donc être équipés d’un chronotachygraphe.
Le Gouvernement précise ensuite qu’il existe des dérogations aux règles de temps de conduite et de repos et, par conséquent, à l’obligation, pour les véhicules, d’être équipés d’un tachygraphe. Parmi celles-ci, trois peuvent répondre à la situation présentée :
la 1re s’applique lors des transports effectués au moyen d’un véhicule ou d’un ensemble de véhicules dont la masse maximale ne dépasse pas 7,5 tonnes, utilisés pour le transport de marchandises à des fins non commerciales. Il s’agit ici des transports qui ne produisent aucun revenu direct ou indirect et qui ne présentent aucun lien avec une activité professionnelle ou commerciale (comme le transport effectué pour son propre compte dans le cadre d’une activité de loisir) ; la 2e s’applique dans le cas des transports effectués au moyen d’un véhicule ou d’un ensemble de véhicules dont le poids maximal ne dépasse pas 7,5 tonnes et qui sont utilisés par des entreprises d’agriculture ou d’élevage dans le cadre de leur activité professionnelle, dans un rayon maximal de 50 kilomètres autour du lieu d’établissement de l’entreprise ; la 3e exonère enfin les transports effectués par des véhicules ou combinaisons de véhicules d’une masse maximale inférieure à 7,5 tonnes et qui sont utilisés pour le transport de matériel requis ou utilisé pour l’exercice de l’activité professionnelle du conducteur et qui n’est pas destiné à être transportés simplement en vue de sa livraison, uniquement dans un rayon de 100 kilomètres autour du lieu d’établissement de l’entreprise de transport : à condition que la conduite du véhicule ne constitue pas l’activité principale du conducteur ; et à condition que le transport ne soit pas effectué pour le compte d’un tiers.
Ainsi, dans le cadre d’un transport de chevaux, l’exemption peut être acquise si les chevaux sont utilisés dans le cadre de l’exercice des activités du conducteur, comme pour aller les entraîner à la pratique sportive.
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